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La tombe du colonel Bisiaux à Tours

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Augustin François BISIAUX, dont la tombe au cimetière Saint-Jean-de-Lassalle à Tours a attiré mon attention, est un ancien soldat d’Empire dont la carrière est assez singulière.
Né à Valencienne en 1790, il s’engage en 1809 dans le 5e régiment des dragons. Il obtient le grade de brigadier et fourrier en 1810. En 1812, il passe au 2e régiment de chevau-légers lanciers de la garde d’où il ressort maréchal des logis chef en 1813. Il est décoré comme chevalier de la Légion d’Honneur en août 1813.
La fin de l’Empire n’a pas signifié pour lui la fin de sa carrière. Bien au contraire. Basculé dans le corps royal des chevau-légers lanciers de France comme sous-officier avec le grade d’adjudant en 1814, il devient lieutenant dans le 2e régiment en février 1815.
Depuis le 5 mai 1819, il est Capitaine en second d'abord au 5e régiment d'Orléans avec uniforme comportant collet, paremens et pattes de paremens jonquille (Source : annuaire de l'Etat militaire de la France, 1820) puis au 1er régiment de Grenadiers à cheval avec la fonction d'adjudant-major. Il occupe toujours cette dernière fonction en 1825. On connait même des détails de son uniforme qui est constitué d'un habit bleu-de-roi, brandebourgs blancs, passepoil bleu-de-roi (Source : Annuaire de l'état militaire de la France, 1830).
Il reçoit la médaille des Ordres de Saint-Ferdinand d’Espagne (distinction créée en 1811 par Ferdinand VII), ce qui indique qu’il a participé à l’expédition d’Espagne en 1822-1824. En effet la garde royale a participé à l’expédition d’Espagne, en particulier à la prise du Trocadéro.
De même, la médaille de l’ordre de Léopold de Belgique (créée en 1832) indique qu’il a participé à la campagne des Dix-Jours en 1831 dans lequel est engagé le 9e cuirassiers, rattaché à l’armée du Nord. Ce changement d’arme peut s’expliquer par le licenciement de la Garde royale en 1830, cette dernière ayant participé activement à la défense de Charles X lors de Trois-Glorieuses.
Il est décoré comme officier de la Légion d’honneur en 1839 au moment de la sortie de son grade de commandant d’escadron au 9e cuirassier.
Il est alors affecté (le 19 février) au 2e Régiment de lanciers (ex-2e rég. de chasseurs) localisé à Valenciennes, avec le grade de lieutenant-colonel.
Affecté comme colonel au 7e régiment de chasseurs de Beauvais le 26 octobre 1843 (Source : Annuaire de l'état militaire de la France, 1845 et 1848), il est enfin nommé, par ordonnance royale du 21 février 1847, colonel de la 7e légion de gendarmerie (Tours), en remplacement du colonel Reverdy parti à la retraite (source : journal militaire officiel, an. 1847). Il obtient enfin le grade de commandeur de la Légion d’Honneur en 1849, en récompense de sa mise à la retraite.
Il décède le 25 octobre 1855, enterré au cimetière de Saint-Jean-de-Lassalle à Tours. Le décès est déclaré le 27. L'acte mentionne que'il est colonel de gendarmerie en retraite, domicilié rue des fossés Saint-Georges à Tours (actuelles rue Emile Zola et rue de Clocheville) et époux de Rosalie Sturtberg (Source : Etat civil de Tours).